Conflit sahraoui : Moscou réitère sa position en faveur de la légalité internationale.

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Conflit sahraoui : Moscou réitère sa position en faveur de la légalité internationale.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a affirmé que la position de Moscou vis-à-vis de la cause sahraouie «n’a pas changé», et que le règlement définitif du conflit ne saurait être réalisé qu’à travers l’application des décisions pertinentes issues de l’Assemblée générale et du conseil de sécurité

relevant de l’ONU dans le cadre des mesures conformes aux principes et aux objectifs de la charte des Nations Unies. «La décision de l’ancien président américain, Donald Trump de reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental sape le cadre juridique international portant définition du statut final de ces territoires à travers un référendum sous les auspices de l’ONU», a déclaré la diplomate russe lors d’une conférence de presse tenue à Moscou. Elle a également indiqué que la reprise des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU ainsi que la nomination d’un envoyé spécial devront relancer le processus de paix au Sahara Occidental.

Pour sa part, le président de la République du Timor oriental, Francisco Guterres, a réitéré l’engagement du Gouvernement de son pays à la poursuite du soutien de la cause juste du peuple sahraoui, et ce, lors de la cérémonie de remise des lettres de créance de M. Abba Malainin, en sa qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) au Timor oriental.

Lors de cette cérémonie tenue au Palais présidentiel à Dili, le Président Francisco Guterres a affirmé l’engagement du Gouvernement de Timor oriental et son engagement personnel à poursuivre le soutien de la cause juste du peuple sahraoui, indique l’Agence de presse sahraouie (SPS). A cette occasion, le diplomate sahraoui a transmis la volonté du président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, et du Gouvernement sahraoui à renforcer les relations excellentes entre la RASD et le Timor oriental. Il a exprimé, au nom du peuple et du Gouvernement sahraoui, ses remerciements et sa reconnaissance au Timor oriental pour sa position de soutien à la lutte juste du peuple sahraoui afin de lui permettre d’exercer son droit à l’autodétermination et de recouvrer la souveraineté de la RASD sur ses territoires. Le nouvel ambassadeur sahraoui a informé le président du Timor oriental des derniers développement de la cause sahraouie, notamment après la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux parties du conPflit en 1991.

Pour rappel, la ministre timoraise des Affaires étrangères et de la Coopération, Adaljiza Magno, avait réitéré, en avril dernier, le soutien permanent de son pays au droit du peuple sahraoui à la liberté et à l’indépendance, soulignant la poursuite de son pays à soutenir la lutte juste du peuple sahraoui jusqu’à l’obtention de ses droits légitimes.

Aminatou Haidar  salue la décision du PE

La présidente de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine (ISACOM), Aminatou Haidar a salué la décision du Parlement européen condamnant à l’unanimité le Maroc en raison du chantage exercé contre l’Espagne par l’exploitation des mineurs dans «une migration collective purement inhumaine et immorale». Dans une déclaration à l’APS, la militante sahraouie a affirmé qu’en dépit de cette décision, «celle-ci n’a pas jeté la lumière sur les véritables raisons derrière l’obstination marocaine», dues, a-t-elle dit, «au laisser-aller et à la complicité de l’UE avec le régime de l’occupant marocain». L’Union européenne, poursuit Aminatou Haidar, paraît «indulgente» envers le Maroc à plus d’un titre, «d’abord considéré comme partenaire stratégique, jusqu’à la complicité flagrante dans le pillage des richesses du Sahara occidental et la poursuite de l’occupation de ses terres», ajoutant que «cela encouragera le Maroc à violer les lois et la légalité internationales». Elle a appelé le Parlement et l’Union européens à exercer «une pression sur le régime marocain» pour mettre un terme à l’occupation de la République sahraouie. Le Parlement européen avait adopté, jeudi, une résolution dans laquelle il a rappelé au Maroc que la question migratoire ne pouvait être utilisée à des fins politiques, à plus forte raison lorsque les migrants sont des mineurs. Il s’agissait aussi, pour le Parlement, de signaler à Rabat que l’adoption de ce genre de méthodes pouvait être considéré comme un geste hostile, pas seulement par l’Espagne, pays ciblé directement, mais par l’Union européenne dans sa globalité.

elmoudjahid