Coumba Bâ : une candidature mauritanienne et africaine pour l’OIF
Découvrez pourquoi la candidature de Coumba Bâ au poste de secrétaire générale de l'OIF est un atout stratégique pour la Mauritanie et l'Afrique.

Coumba Bâ : une candidature qui parle à la Mauritanie et à l’Afrique.
La candidature de Coumba Bâ au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ne concerne pas seulement une personnalité.
Elle porte une ambition plus large : donner à la Mauritanie une voix davantage entendue sur la scène internationale et faire de la Francophonie un espace plus utile aux populations africaines.
Une Francophonie plus proche des réalités
Coumba Bâ défend l’idée d’une Francophonie qui ne se limite pas aux discours
institutionnels.
Elle souhaite une organisation davantage tournée vers l’économie, la culture, le numérique, la formation et les opportunités concrètes pour les jeunes.
Dans un monde où les influences se disputent, cette vision a du sens.
La Francophonie doit être un lieu de coopération, mais aussi un outil au service du développement, de l’emploi et de la mobilité des compétences.
Une Mauritanie à la croisée des mondes
La Mauritanie occupe une position particulière : pays arabe, africain et francophone à la fois.
Cette triple appartenance n’est pas une faiblesse. C’est une force.
La candidature de Coumba Bâ permet de rappeler que la Mauritanie peut être un pont entre l’Afrique subsaharienne, le monde arabe et l’espace francophone.
Elle affirme ainsi une diplomatie active, tournée vers la coopération et l’influence.
L’arabe et le français : deux forces, pas un choix.
Certains pourraient voir dans cette candidature un choix en faveur du français au détriment de l’arabe. C’est une lecture complètement erronée.
L’arabe est notre langue officielle, notre identité et notre dignité.
Le français est un outil de travail, de formation, d’emploi et d’ouverture sur le monde.
Les deux ne s’opposent pas : ils se complètent.
Il est vrai que la place du français a reculé en Mauritanie ces dernières années, notamment dans certains milieux scolaires, administratifs et médiatiques. Mais ce recul ne doit pas nous conduire à négliger un atout.
Le français reste une langue de coopération régionale, d’accès à la formation, aux échanges universitaires et à de nombreux débouchés professionnels en Afrique comme à l’international.
La Mauritanie compte beaucoup de francophones, soit près de 13% de sa population, et est membre de l’OIF depuis 1980.
Le français y représente donc une réalité stratégique, même s’il n’a pas le statut de langue officielle.
Un jeune Mauritanien qui maîtrise l’arabe et le français a davantage de chances de réussir, ici comme à l’étranger.
Défendre le bilinguisme, ce n’est pas renier ses racines : c’est donner plus de chances à la jeunesse.
Une question de cohérence africaine.
Sans remettre en cause les règles de réserve qui s’imposent dans les fonctions internationales, cette discrétion interroge.
Elle pose une question simple : les élites africaines peuvent-elles davantage se coordonner lorsqu’une initiative sert l’intérêt collectif du continent ?
Ce n’est pas nécessairement une opposition.
Cela peut relever de la prudence ou de la retenue institutionnelle.
Mais cela montre aussi l’importance d’une meilleure coordination entre les pays africains lorsqu’ils défendent leurs intérêts à l’international.
Soutenir Coumba Bâ, c’est soutenir la Mauritanie.
Soutenir Coumba Bâ ne signifie pas choisir la France. Cela signifie choisir une Mauritanie confiante, une Afrique qui s’affirme et une Francophonie qui sert enfin les intérêts de ses peuples.
L’arabe nous unit. Le français nous ouvre.
Et la candidature de Coumba Bâ fait avancer la Mauritanie.
Abdoulaziz DEME
Le 17 octobre 2026



