Berlin refuse de céder au chantage marocain

MAROC ALLEMAGNE
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Berlin refuse de céder au chantage marocain

Publié par Agence

Concernant le conflit au Sahara Occidental, l’Allemagne réaffirme sa position en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui et considère les accusations marocaines « infondées »
Dans une déclaration à la presse, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères a estimé que la décision du royaume du Maroc concernant la convocation de son ambassadeur à Berlin pour consultations est « regrettable et anormale », de même qu’elle est « une procédure inappropriée » pour le règlement de la crise diplomatique».

Le Gouvernement fédéral allemand a demandé à la partie marocaine des explications concernant les motifs de cette procédure, a indiqué la même intervenante qui a souligné que « la nature des termes employés et les accusations » contenues dans le communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères sont « infondées ».
Les derniers développements sont « regrettables car le Gouvernement fédéral a longtemps cherché à créer un dialogue constructif », a-t-elle ajouté. Concernant les accusations portées par le ministère marocain des Affaires étrangères à Berlin en raison de sa position vis-à-vis du Sahara Occidental, la même intervenante a affirmé que la position du gouvernement allemand demeurera « inchangée ».
Le Maroc avait décidé, jeudi dernier, de rappeler son ambassadeur à Berlin « pour consultations », en raison de la position de l’Allemagne vis-à-vis du Sahara Occidental, a indiqué un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.
Le ministère marocain a également critiqué la position de Berlin rejetant la reconnaissance par l’ancien Président américain Donald Trump de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, une position qui, selon le ministère, « demeure jusqu’à présent inexpliquée ».
Le Maroc avait décidé en mars dernier de « suspendre ses relations avec l’ambassade d’Allemagne à Rabat, « en raison de la position de Berlin soutenant l’application de la légalité internationale au Sahara Occidental ».
LSA/APS