L’Assemblée nationale  a approuvé un projet de loi relatif au renforcement de l’alimentation de Nouakchott en eau potable



L’Assemblée nationale, au cours d’une séance publique tenue ce mardi, sous la présidence du premier vice-président de l’Assemblée nationale, M. Ahmadi Ould Hammadi, a approuvé un projet de loi relatif au renforcement de l’alimentation de la ville de Nouakchott en eau potable.

M. Ousmane Mamoudou Kane a fait savoir que le projet de loi actuel vise à combler le déficit prévisible en termes d’alimentation en eau potable de la ville de Nouakchott, dans la mesure où il prend en compte l’évolution des besoins à travers la réhabilitation et la création de nouveaux forages au niveau de la nappe d’Idini et le renforcement des installations actuelles réalisées dans le cadre du projet Aftout Essahli.

Il a souligné que le projet vise, d’autre part, à fournir une alternative de manière à éviter que la ville de Nouakchott ne soit exposée à la soif en cas d’urgence qui entraînerait l’interruption de l’approvisionnement des installations côtières de l’Aftout Essahli qui acheminent l’eau du fleuve Sénégal, et confère à l’aquifère d’Idini un statut de réservoir stratégique pouvant répondre aux besoins en eau de base des habitants de la ville.

Le ministre a indiqué que le projet s’inscrit dans le cadre des efforts visant à faire face à l’expansion urbaine de la ville de Nouakchott et à assurer son approvisionnement en eau potable, notamment en cas d’interruption ou de perturbation à long terme des stations côtières de l’Aftout Essahli, qui, selon toute attente , peut conduire à exposer la ville à de fortes vagues de soif dans un avenir proche dans le cas où il n’y aurait pas de source alternative pour la sécuriser en eau potable. Il a précisé que ce prêt s’élève à 25 000,00 dinars koweïtiens, soit environ 2 985 000 000 MRU, qui seront remboursés sur une période de 32 ans, dont un différé d’amortissement de 7 ans à un taux d’intérêt annuel moyen de 2% pour toutes les sommes prélevées à cet effet et impayées ainsi que des commissions d’engagement s’élevant à 1,5 % annuellement sur le montant en principal restant sans prélèvement.

Il a estimé que la limitation de la grande expansion que connait la ville de Nouakchott exige la fixation des populations dans leur terroir, soulignant que le gouvernement travaille à développer les régions de l’intérieur et à leur fournir les services nécessaires, ce qui se traduit à travers l’intérêt accordé à l’élevage et à l’agriculture et la mobilisation de fonds pour le développement de pôles de développement dont l’expérience a débuté au Hodh Charghi.

Lors de leurs interventions, les députés se sont appesantis sur l’importance de ce projet  de loi, appelant  à revoir la politique de décaissement des fonds publics et à œuvrer à la réduction de la dette extérieure à la lumière de l’amélioration du revenu national et soulignant la nécessité de mettre en place un mécanisme de contrôle précis qui permettrait au pays de bénéficier de ces fonds et veiller à ce qu’il soit dirigé vers l’objet pour lequel il a été alloué afin qu’il ne devienne pas un fardeau pour l’économie nationale et pour les générations futures.

Par ailleurs, les députés ont exigé l’adoption de politiques visant à limiter l’immigration vers Nouakchott, ce qui se traduirait par une augmentation de la demande de services de base dans la capitale.

Les députés ont estimé que la non desserte de certains quartiers de la ville de Nouakchott par le réseau d’adduction d’eau n’est plus acceptable à l’heure actuelle, soulignant la nécessité de renforcer le pompage pour que l’alimentation en eau couvre tous les quartiers de la ville.

Bouton retour en haut de la page