OpinionAccueil |

Ajustement des prix de l’énergie : Le Gouvernement réaffirme sa responsabilité et rejette le « populisme économique »

NOUAKCHOTT – Face aux critiques acerbes formulées par l’Opposition Démocratique, le Gouvernement a tenu à clarifier les fondements de sa politique énergétique et économique. En effet, loin de « l’absence de vision » dénoncée par ses détracteurs, l’exécutif invoque une stratégie de réalisme budgétaire et de protection de la souveraineté nationale, ceci dans un contexte mondial de volatilité extrême.

D’emblée, pour les autorités, l’ajustement des prix des produits pétroliers et du gaz ne relève pas d’un choix arbitraire, mais d’une nécessité impérieuse. De fait, dans un marché international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, le maintien de subventions généralisées devenait une menace directe pour l’équilibre des finances publiques.

« Gouverner, c’est prévoir, mais c’est aussi avoir le courage de la vérité. Maintenir des prix artificiellement bas au profit de tous, y compris des plus aisés, aurait conduit à un épuisement de nos réserves de devises », confie par ailleurs une source proche du ministère de l’Énergie.

Parallèlement, et contrairement aux affirmations de l’opposition, le Gouvernement rappelle que des mécanismes de résilience sont déjà à l’œuvre. On peut notamment citer :

La sécurisation des stocks : Des efforts sans précédent ont été investis dans la réhabilitation des capacités de stockage stratégique.
Le soutien à la production locale : Les programmes d’appui aux filières rizicoles et pastorales n’ont jamais cessé, visant précisément à réduire, à moyen terme, la dépendance aux importations alimentaires.
Le ciblage social : Plutôt que des subventions aveugles, l’exécutif privilégie désormais le transfert monétaire direct et le renforcement des filets de sécurité sociale via les agences de solidarité nationale. En somme, cette méthode est jugée plus « équitable et efficace » pour toucher les ménages réellement vulnérables.

Quant à la question du fonds de stabilisation réclamé par l’opposition, le Gouvernement souligne que des réformes de fond sont déjà engagées pour moderniser la gestion du secteur énergétique. L’objectif affiché est ainsi d’attirer des investissements privés pour diversifier le mix énergétique (solaire, éolien et hydrogène vert), considéré comme la seule voie durable pour garantir des prix stables et compétitifs.

Toutefois, face à l’appel de l’opposition pour un « dialogue national », le Gouvernement réitère sa main tendue, tout en appelant à la responsabilité politique. Dans cette optique, l’instrumentalisation des difficultés économiques à des fins électorales est jugée contre-productive, particulièrement dans un climat régional instable.

En conclusion, l’exécutif assure que les mesures d’urgence actuelles seront suivies d’une évaluation rigoureuse. La priorité reste la stabilité macroéconomique, car elle demeure la garante ultime de la confiance des partenaires internationaux et de la capacité de l’État à protéger, dans la durée, le pouvoir d’achat des citoyens les plus exposés.

Ahmed OULD NOH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires