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Mauritanie : l’État resserre l’étau sur les réseaux sociaux et leurs financeurs

Réseaux sociaux– Nouakchott promet de sanctionner les soutiens des campagnes en ligne contre l’État

Fonctionnaires, hommes d’affaires, relais financiers. Selon des informations concordantes, les autorités se préparent à sanctionner ceux qui financent les campagnes de blogueurs contre les institutions.

Nouakchott. Les autorités mauritaniennes prépareraient une offensive contre les auteurs, relais et bailleurs de campagnes de dénigrement visant l’État. Ces éléments recoupent plusieurs orientations récentes du gouvernement.

Agents publics et milieux d’affaires visés. Tout fonctionnaire, civil ou militaire, dont les enquêtes établiraient un lien avec des fuites d’informations ou des transferts de fonds au profit de blogueurs verrait son avenir professionnel compromis. Les hommes d’affaires et notables qui auraient instrumentalisé des blogueurs, contre des décisions publiques ou dans des rivalités internes, s’exposeraient à la perte des marchés publics, à des contrôles fiscaux renforcés et à la mise à l’écart des cercles d’influence.

Un dossier déjà instruit. L’État disposerait depuis un certain temps d’éléments quasi complets. Il s’agirait désormais de leur donner un cadre juridique, en s’appuyant sur la loi de décembre 2021 relative à la protection des symboles de l’État et sur la loi n° 2016-007 relative à la cybercriminalité.

Les mineurs, premier volet d’une régulation plus large. Le gouvernement aurait déjà amorcé discrètement un texte interdisant aux mineurs certaines applications de réseaux sociaux. Le ministère de la Digitalisation et les autorités de régulation étudieraient d’autres mesures, dans un mouvement qui s’inscrit dans un débat continental et mondial.

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