Autosuffisance alimentaire en Mauritanie : entre communication politique et réalités structurelles
Autosuffisance alimentaire en Mauritanie
Cheikh Sidati Hamady
Conseiller du président de IRA Biram Dah Abeid, Expert senior en droits des CDWD (GFOD), Chercheur spécialiste des discriminations structurelles, Analyste, Essayiste . Le 21 juin 2026
Le communiqué du 18 juin 2026 du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, relayé par Cridem (voir lien article 794372 joint ), s’inscrit dans une narration désormais bien installée : celle d’une Mauritanie agricole en accélération, qui augmente ses volumes de production et se rapproche, chiffres à l’appui, de l’autosuffisance alimentaire. Avec une production annoncée de 985 000 tonnes, dont plus de 700 000 tonnes de céréales, et une hausse significative des investissements publics, le discours officiel esquisse un tournant présenté comme décisif [Ministère Agriculture MRT ; Cridem, 18/06/2026].
Mais derrière cette accumulation de chiffres et de pourcentages, une question centrale s’impose, que le récit institutionnel laisse entière : ces données traduisent-elles une transformation structurelle réelle du système alimentaire mauritanien, ou seulement l’agrégation de performances sectorielles qui, mises bout à bout, fabriquent une impression de souveraineté plus solide que les fondations qui la soutiennent ? Autrement dit, parle-t-on d’un basculement productif ou d’une mise en récit d’avancées encore fragmentées ?
Car dès que l’on quitte la lecture globale des agrégats pour interroger la structure, le tableau se nuance nettement. Les progrès sont réels mais inégaux, fortement dépendants de facteurs externes et encore traversés par des fragilités structurelles profondes que les chiffres consolidés tendent davantage à lisser qu’à révéler [FAO Mauritania].
1. La production agricole totale : un indicateur agrégé aux limites évidentes
Le premier élément mis en avant est celui d’une production agricole totale de 985 000 tonnes. À première vue, le chiffre impressionne et semble traduire une dynamique globale de croissance. Pourtant, cette donnée agrège des réalités agricoles très différentes,céréales, riz, maraîchage et autres productions, sans distinction de leur poids réel dans la sécurité alimentaire nationale [FAO Mauritania].
Cette agrégation pose un problème méthodologique fondamental. Elle produit un effet mécanique d’accumulation qui donne une image globale de performance, mais elle ne permet pas de comprendre la structure du système alimentaire. Or, dans un pays importateur net comme la Mauritanie, la question centrale n’est pas seulement le volume produit, mais la capacité de ces productions à réduire la dépendance extérieure sur les produits essentiels [ANSADE].
2. Le riz : une réussite réelle, mais une souveraineté fragilisée par des dépendances structurelles
Le riz constitue aujourd’hui le principal pilier de la production agricole mauritanienne, et le seul secteur proche de l’autosuffisance. La campagne 2024-2025 enregistre 481 854 tonnes produites sur 97 444 hectares, confirmant la montée en puissance de la filière irriguée dans la vallée du fleuve Sénégal. (https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/(
La FAO estime ainsi que la Mauritanie couvre environ 98% de ses besoins en riz. Cette performance est réelle, mais elle repose sur une base fragile : une agriculture intensive dépendante des infrastructures d’irrigation, des intrants importés et des technologies extérieures. (https://www.banquemondiale.org/fr/programs/sahel-adaptive-social-protection-program-trust-fund/country-work/mauritania)
Entre 2019 et 2025, la production a augmenté de 88,9%, les surfaces de 34,4% et les rendements d’environ 40%, tandis que l’autosuffisance est passée de 52% à 98%.
En 2025, la production de 481 854 tonnes se rapproche de la consommation nationale estimée à 492 000 tonnes.
Mais cette dynamique reste fortement concentrée. La vallée du fleuve Sénégal assure environ 95% de la production nationale, avec une domination de grandes exploitations : environ 200 unités contrôlent 70% des terres contre 3 500 petits producteurs. L’écart de revenus atteint un facteur de 1 à 40.
La filière est également coûteuse : l’irrigation représente environ 41% du coût de production, avec près de 4,95 milliards MRU de charges annuelles.
À cela s’ajoute une forte dépendance aux importations d’équipements : 95% des pompes, 85% des canaux et 90% des systèmes de contrôle.
Les intrants agricoles sont quasi entièrement importés : engrais (100%), pesticides (98%), semences (95%), pour un coût global de 12,85 milliards MRU par an. Cette dépendance dépasse même la valeur estimée de la production.
L’État compense partiellement par 6,8 milliards MRU de subventions annuelles. (https://agriculture.gov.mr/) mais la structure reste vulnérable aux chocs externes.
Au total, le riz mauritanien incarne un paradoxe : une autosuffisance proche de 98%, mais une dépendance extérieure massive. Une réussite statistique qui ne garantit pas encore une véritable souveraineté alimentaire.
3. Le blé : le démenti le plus évident au discours sur l’autosuffisance
S’il existe un indicateur qui relativise fortement les annonces sur l’autosuffisance alimentaire, c’est celui du blé. Produit de base dans l’alimentation des ménages mauritaniens, il demeure presque entièrement importé. Selon les données disponibles, la Mauritanie dépend encore des importations pour 99,7 % de ses besoins en blé, soit le taux de dépendance le plus élevé parmi les principales filières alimentaires du pays. (CAP-MAD : https://capmad.com
Direction Générale du Trésor : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/MR.
Les autorités ont certes mis en avant la première expérience de culture du blé lancée à Rosso en novembre 2024 sur une superficie de 200 hectares, avec des rendements jugés encourageants (Africa 24 TV : https://africa24tv.com,;AMI : https://ami.mr)
Mais au-delà de l’effet d’annonce, cette initiative n’a produit qu’environ 1 000 tonnes face à des besoins nationaux estimés à plus de 300 000 tonnes par an. En d’autres termes, cette production couvre à peine 0,3 % de la consommation nationale.
Cette réalité met en évidence le décalage entre une expérimentation prometteuse et une véritable transformation structurelle. Présenter les progrès agricoles comme la preuve d’une autosuffisance acquise ou imminente revient à ignorer la filière la plus stratégique et la plus dépendante du pays.
La comparaison avec d’autres secteurs est révélatrice. Alors que la dépendance aux importations est estimée à près de 2 % pour le riz (FAO : https://www.fao.org/mauritania), elle atteint 99,7 % pour le blé. Tant que cette situation perdurera, les affirmations sur l’autosuffisance alimentaire devront être accueillies avec prudence. Car un pays qui importe quasiment la totalité de son principal produit céréalier reste fondamentalement exposé aux marchés extérieurs et ne peut raisonnablement se considérer comme souverain sur le plan alimentaire.
4. La filière avicole : une croissance sous dépendance structurelle
La filière avicole illustre une dynamique similaire, marquée par une croissance limitée face à une dépendance massive aux importations. La production nationale de volaille est de seulement 2 000 tonnes de viande par an, couvrant 22% de la consommation nationale estimée à 9 000 tonnes [FAO Rapport pays]. La production d’œufs atteint 17 millions d’unités annuelles, mais reste insuffisante face à la demande urbaine croissante [Inter-Réseaux Élevage].
Les importations de volaille ont augmenté de +297% entre 2010 et 2019, passant de 7 306 tonnes à 29 068 tonnes [APIM Mauritanie]. En 2019, les importations représentaient 14,5 fois la production nationale (29 068 t vs 2 000 t), illustrant une dépendance structurelle critique [APIM Mauritanie]. La part importée dans la consommation annuelle de viande blanche atteint 15-17% selon les campagnes [Inter-Réseaux Alimentation].
Cette dépendance s’explique par l’importation quasi-totale d’intrants essentiels : soja, maïs, poussins reproducteurs et vaccins vétérinaires proviennent majoritairement du Brésil, de l’Argentine et de l’Europe [FAO Rapport pays]. La filière reste vulnérable aux variations des cours mondiaux et aux perturbations logistiques [Inter-Réseaux Élevage].
Nouveauté 2024 : des complexes avicoles à Nouakchott ont commencé la production avec une capacité de 12 millions de poulets de chair [Annuaire DSCSE 2024]. Si cette capacité est pleinement exploitée, la production pourrait atteindre 18 000 tonnes (12 millions × 1,5 kg/poulet), couvrant ainsi 200% de la consommation actuelle et permettant une réduction radicale des importations de 29 068 tonnes [Annuaire DSCSE 2024]. Cependant, cette capacité reste dépendante d’intrants importés et nécessite des investissements dans la chaîne du froid et la biosécurité [APIM Mauritanie].
5. Produits maraîchers et fruitiers : une croissance inégale qui masque une dépendance structurelle persistante
Le maraîchage est présenté comme un secteur clé de la politique agricole, avec un objectif d’autosuffisance de 84 % en légumes d’ici 2026 (https://agriculture.gov.mr/)
Pourtant, cette progression des volumes masque une dépendance qui reste documentée par plusieurs limites structurelles.
La FAO estime que les pertes post-récolte des fruits et légumes peuvent atteindre jusqu’à 40 % en Mauritanie, en raison du manque d’infrastructures de stockage et de transformation (https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/)
Cette faiblesse logistique réduit fortement l’impact réel des productions locales sur les marchés nationaux.
Les importations de légumes restent importantes et dominées par le Maroc, notamment pour l’approvisionnement des villes du nord, où les produits importés restent souvent plus compétitifs en prix et en disponibilité (https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/)
Cette situation est renforcée par des coûts de transport internes élevés et une infrastructure logistique encore limitée.
La structure de production reste également fragmentée : la majorité des exploitations maraîchères sont de petite taille (souvent inférieures à 5 hectares), ce qui limite les économies d’échelle et la capacité d’approvisionnement régulier des marchés urbains.
Par ailleurs, la filière dépend fortement d’intrants importés : semences améliorées, engrais (quasi entièrement importés), et pesticides (majoritairement importés selon les estimations sectorielles), ce qui réduit l’autonomie réelle du système productif (FAO : https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/)
Concernant les fruits, les données disponibles restent limitées. La production est principalement constituée de dattes issues des oasis, tandis que les fruits consommés dans les centres urbains (bananes, pommes, oranges, raisins) sont majoritairement importés, en grande partie du Maroc et d’Europe (https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/
Les statistiques agricoles nationales (ANSADE) ne fournissent pas de séries complètes récentes sur les volumes fruitiers, ce qui reflète la faible structuration de la filière (https://ansade.gov.mr/)
Dans l’ensemble, les données disponibles montrent une même configuration : une hausse de la production maraîchère localisée, mais une dépendance persistante aux importations pour l’approvisionnement national, ainsi qu’une forte dépendance aux intrants étrangers. Sans transformation industrielle et structuration logistique, cette croissance reste partielle et ne se traduit pas par une souveraineté alimentaire effective.
6. Une balance commerciale toujours déficitaire : l’agriculture mauritanienne dans un piège de dépendance importée
La balance commerciale mauritanienne reste structurellement déficitaire, avec un déficit d’environ 1,18 milliard USD (≈ 43,02 milliards MRU) en 2025 (https://tradingeconomics.com/mauritania/balance-of-trade)
Les produits agricoles et alimentaires représentent plus de 35 % du déficit total (https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/MR
), ce qui confirme leur poids central dans le déséquilibre extérieur du pays.
Ce déséquilibre est largement alimenté par les importations alimentaires, qui représentent à elles seules environ 1,18 milliard USD (≈ 43,02 milliards MRU), soit près de 15 % du PIB. L’élevage, pourtant important dans l’économie rurale (10,1 % du PIB), reste faiblement intégré aux chaînes de transformation et n’a qu’un impact limité sur la réduction du déficit(https://www.apim.gov.mr/
).
Les principales filières agricoles illustrent cette dépendance. L’aviculture, par exemple, enregistre 2 000 tonnes produites contre 29 068 tonnes importées, soit une dépendance supérieure à 93 % (https://www.fao.org/)
Le blé constitue l’un des postes les plus lourds avec 405 000 tonnes importées, pour une valeur d’environ 125,5 millions USD, et une dépendance quasi totale de 99,7 % (https://capmad.com)
Les légumes représentent environ 171 millions USD d’importations, dont près de 60 % en provenance du Maroc (https://www.fao.org/), tandis que les fruits affichent une dépendance d’environ 92 %, pour une valeur proche de 108,75 millions USD (https://www.fao.org/)
Dans l’ensemble, la production nationale ne couvre qu’environ 20 à 44 % des besoins alimentaires (https://ansade.gov.mr/), alors que les pertes post-récolte peuvent atteindre 40 % en raison du manque d’infrastructures de conservation et de transformation (https://www.fao.org/)
Ainsi, malgré la progression de certains segments de production, l’agriculture mauritanienne reste enfermée dans une dépendance structurelle aux importations, qui maintient un déficit extérieur élevé et durable (https://www.banquemondiale.org/fr/country/mauritania)
7. Des incohérences qui interrogent la robustesse des données.
Au-delà des tendances sectorielles, plusieurs incohérences internes interrogent la solidité méthodologique des chiffres avancés. Certaines données de référence, notamment pour l’année 2019, apparaissent sous des valeurs différentes selon les passages du communiqué, rendant difficile l’appréciation des évolutions réelles [FAO Mauritania].
De même, certains pourcentages de progression ne correspondent pas toujours de manière rigoureuse aux valeurs absolues présentées. Le cas des investissements agricoles est particulièrement révélateur : le passage de 7 à 131 milliards d’ouguiyas est présenté comme une hausse de 353%, sans précision sur le périmètre exact des montants [Ministère Agriculture MRT].
Le recensement agricole lancé en mars 2026 avec l’appui de la FAO vise à améliorer la qualité des données [FAO Mauritania].
Conclusion
De la sécurité alimentaire à la souveraineté alimentaire : l’épreuve des dépendances structurelles .
En définitive, les chiffres avancés dans le communiqué témoignent d’avancées réelles qu’il serait excessif de nier. La progression de certaines filières, notamment le riz avec 481 854 tonnes produites [FAO Mauritania] et le maraîchage dont l’objectif d’autosuffisance est fixé à 84% en 2026 [Ministère Agriculture MRT], traduit des efforts d’investissement et une augmentation de la production nationale. Cependant, ces résultats, aussi encourageants soient-ils, ne sauraient à eux seuls attester d’une autosuffisance alimentaire durable.
Une lecture plus attentive des données révèle la persistance de dépendances structurelles importantes. Dans la filière avicole, malgré une capacité annoncée de 12 millions de poulets en 2024 [Annuaire DSCSE 2024], la production nationale (2 000 tonnes) demeure largement inférieure aux importations (29 068 tonnes en 2019), ces dernières étant 14,5 fois supérieures à la production locale (ratio 1:14,5) [APIM Mauritanie ; FAO Rapport pays]. Le contraste est encore plus saisissant pour le blé, produit de base de l’alimentation nationale. Avec seulement 1 000 tonnes produites contre 405 000 tonnes importées, les importations sont 405 fois supérieures à la production nationale (ratio 1:405), ce qui traduit une dépendance de 99,7% vis-à-vis de l’extérieur [AMI ; CAP MAD].
Ces chiffres invitent à relativiser les discours triomphalistes. Ils décrivent moins une autosuffisance acquise qu’une amélioration partielle de certaines filières dans un système alimentaire qui demeure profondément dépendant des marchés internationaux. Or, cette dépendance constitue une vulnérabilité majeure dans un contexte mondial marqué par la volatilité des prix, les perturbations logistiques, les crises géopolitiques et les effets croissants du changement climatique. Le fait que la production nationale ne couvre encore qu’entre 20% et 44% des besoins alimentaires du pays selon les campagnes agricoles [ANSADE] rappelle l’ampleur du chemin restant à parcourir.
C’est pourquoi il convient de distinguer clairement sécurité alimentaire et souveraineté alimentaire, deux notions souvent confondues dans le débat public. La sécurité alimentaire signifie que les populations disposent d’une alimentation suffisante et accessible. Elle peut être assurée grâce à la production nationale, mais aussi grâce aux importations. La souveraineté alimentaire renvoie à une exigence plus ambitieuse : celle de la capacité d’un pays à nourrir sa population en s’appuyant principalement sur ses propres ressources productives et sur la maîtrise de ses chaînes d’approvisionnement. Là où la sécurité alimentaire s’intéresse au résultat, la souveraineté alimentaire s’intéresse au contrôle des moyens permettant d’atteindre ce résultat.
À cet égard, les données disponibles suggèrent que la Mauritanie progresse vers une meilleure sécurité alimentaire, mais demeure encore loin d’une véritable souveraineté alimentaire. Les succès enregistrés dans certaines filières sont réels, mais ils ne doivent pas occulter les dépendances qui continuent de peser sur les produits les plus stratégiques pour la consommation nationale. La question centrale n’est donc pas de savoir si la production agricole augmente, puisqu’elle augmente effectivement, mais si cette croissance réduit réellement la dépendance du pays aux importations.
C’est sur ce critère que se jouera, dans les années à venir, la crédibilité des ambitions affichées. Car la souveraineté alimentaire ne se mesure ni au nombre de tonnes produites ni aux pourcentages d’autosuffisance annoncés. Elle se mesure à la capacité d’un pays à résister aux chocs extérieurs, à sécuriser durablement son approvisionnement alimentaire et à maîtriser les filières stratégiques dont dépend la consommation de sa population. Sous cet angle, les progrès observés constituent moins l’aboutissement d’une souveraineté alimentaire que les premiers jalons d’un objectif qui reste encore largement à construire.
Références
Ministère Agriculture MRT : https://agriculture.gov.mr/
FAO Mauritania : https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/
ANSADE : https://ansade.gov.mr/
FAO Rapport riz : https://www.fao.org/family-farming/countries/mrt/fr/
Banque Mondiale : https://www.banquemondiale.org/fr/programs/sahel-adaptive-social-protection-program-trust-fund/country-work/mauritania
CAP MAD : https://www.capmad.com/fr/agribusiness-fr/culture-de-ble-en-mauritanie-succes-de-la-premiere-experience/
Direction Générale du Trésor : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2026/01/14/mauritanie-agriculture-et-politique-agricole
Agence Ecofin : https://www.agenceecofin.com/actualites-agro/1510-132363-la-mauritanie-veut-s-inspirer-de-l-expertise-egyptienne-dans-les-cultur
Africa 24 TV :
https://africa24tv.com/mauritanie-essai-concluant-de-la-culture-du-ble-sur-200-hectares/
AMI : https://ami.mr/fr/archives/242527
FAO Rapport pays : https://www.fao.org/3/a1250e/annexes/CountryReports/Mauritania.pdf
Inter-Réseaux Élevage : https://www.inter-reseaux.org/wp-content/uplo
ads/pdf_ELEVAGE_EN_MAURITANIE.pdf
APIM Mauritanie : https://apim.gov.mr/fr/service/elevage/
Inter-Réseaux Alimentation : https://www.inter-reseaux.org/wp-content/uploads/doc_Alimentation-3.doc
Annuaire DSCSE 2024 : https://elevage.gov.mr/wp-content/uploads/2025/12/ANNUAIRE_DSCSE_2024_VF.pdf
Trading Economics : https://fr.tradingeconomics.com/mauritania/balance-of-trade



