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Tribune : Moktar Ould Diay, derrière le procès d’intention, la réalité d’un grand commis de l’État

Moktar Ould Diay face au déferlement de diatribes anonymes et de récits tronqués qui saturent l’espace public, il devient impératif d’opposer la clarté des faits à l’obscurité des approximations. En effet, un texte circulant récemment tente de transformer un haut fonctionnaire en bouc émissaire de frustrations politiques latentes. C’est pourquoi, pour rétablir la vérité et dépasser la caricature, il est temps de poser un regard objectif sur le parcours et l’intégrité de Moktar Ould Diay.

Le droit pour boussole : l’intégrité face aux amalgames

Certains ont voulu voir dans sa trajectoire les signes de passe-droits ou de « cordes de salut » politiques. Pourtant, c’est ignorer la rigueur des faits. Moktar Ould Diay a fait face à la justice de son pays avec la dignité des innocents. Si le dossier d’instruction n’a finalement retenu aucune charge contre lui, ce n’est pas le fruit d’une quelconque faveur de la part du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mais au contraire l’expression d’un respect strict de la légalité.

Ainsi, en l’absence de preuves, sa réhabilitation est celle du droit, et non d’un arrangement de coulisses. Être cité dans une liste de travail parlementaire n’est pas une condamnation ; en fin de compte, en sortir totalement blanchi demeure la preuve manifeste de son intégrité.

Une compétence technique éprouvée au service du développement

Par-delà les fantasmes nourris par la rumeur publique autour de son patrimoine, la réalité administrative s’impose : celle d’un technocrate dont la gestion a été passée au crible des commissions d’enquête. Or, le résultat est sans appel : aucun détournement de deniers publics ne lui a été imputé.

Bien au contraire, ceux qui ont collaboré avec lui décrivent une rigueur, un sens de l’organisation et une capacité de travail hors normes. Ce sont précisément ces qualités qui ont permis de redresser des pans entiers de l’économie nationale à des moments cruciaux.

L’architecte d’une fiscalité redistributive

Loin des accusations faciles lui reprochant d’avoir « arraché la bouchée des pauvres », les réformes menées par Moktar Ould Diay racontent une tout autre histoire. En effet, en modernisant en profondeur le système fiscal mauritanien, il a traqué l’évasion fiscale des acteurs les plus puissants dans le but d’élargir l’assiette budgétaire de l’État.

Par conséquent, ce budget consolidé a permis de financer les filets sociaux et les projets d’aide aux plus démunis, aux travailleurs et aux mères de famille, maintenant le cap de la solidarité nationale dans un contexte macroéconomique mondial pourtant particulièrement adverse.

Loyauté républicaine et continuité de l’État

De surcroît, l’argument de l’opportunisme politique ne résiste pas non plus à l’analyse de la continuité républicaine. Servir l’État sous différentes administrations n’est pas un gage d’inconstance ; c’est, en réalité, le propre des grands serviteurs de la République.

Moktar Ould Diay n’a jamais été la « façade » d’un clan, mais bel et bien le collaborateur des institutions. À cet égard, sa nomination par le Président Ghazouani témoigne de la reconnaissance d’une expertise technique indispensable et d’un patriotisme qui transcende les querelles de personnes. Sa loyauté va à la Mauritanie, pas aux courtisans.

Un rempart contre le laisser-aller économique

Dès lors, associer aujourd’hui son nom au blanchiment ou au détournement relève d’une stratégie classique de dénigrement politique, formellement contredite par l’institution judiciaire. Dans les cercles économiques, il est plutôt évoqué comme un gestionnaire méthodique, un cadre exigeant mobilisé pour assainir les finances publiques et optimiser les ressources de l’État.

Fidèle à l’intérêt supérieur de la nation, il maintient le cap du service public à travers les transitions démocratiques. Sa boussole n’est pas le gain personnel, mais avant tout l’efficacité de l’action publique et la réussite des programmes de développement nationaux.

In fine, l’histoire, tout comme le peuple mauritanien, retiendra de lui non pas la caricature dessinée par ses détracteurs, mais la trajectoire d’une figure clé de la modernisation économique de la Mauritanie. En somme, un homme d’action qui a choisi de mettre son énergie au service de la patrie, préférant la dure réalité des réformes nécessaires aux postures faciles de ceux qui ne construisent rien.

Ahmed Ould Noah

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