La Tunisie, 6ème en Afrique dans l’indice mondial de compétitivité durable 2025

La Tunisie se classe 6e en Afrique dans l’indice mondial de compétitivité durable (GSCI) 2025, se plaçant 105e au niveau mondial sur 192 pays avec un score de 45,12 sur 100, selon le dernier rapport publié par le centre de recherche indépendant SolAbility.
Cet indice évalue la capacité d’un pays à combiner performance économique, protection de l’environnement et bien-être social, en mesurant comment les nations peuvent rester compétitives sur le plan économique tout en préservant les ressources naturelles et en maintenant la cohésion sociale.
Si le classement mondial de la Tunisie reflète une performance modérée, le pays reste parmi les nations les plus performantes d’Afrique. Aux côtés du Maroc et de l’Afrique du Sud, la Tunisie est considérée comme l’un des leaders du continent en matière de compétitivité durable.
Toutefois, le rapport souligne que même les pays africains les mieux classés sont encore confrontés à des défis pour être compétitifs à l’échelle mondiale, en particulier dans des domaines tels que le développement du capital intellectuel, qui reste une faiblesse majeure.
Malgré ces défis, la Tunisie est décrite comme un pays doté d’un potentiel stratégique important, capable de renforcer sa position régionale et d’améliorer son classement mondial s’il maintient ses investissements dans le capital humain et les infrastructures durables.
Les Seychelles mènent la danse
En Afrique, les Seychelles sont en tête du continent, se classant 54e au niveau mondial avec un score de 49,6. Elles sont suivies par Maurice (83e au niveau mondial, 46,88) et le Maroc (46,82), qui complètent le Top 3 africain.
Viennent ensuite le Ghana (101e mondial, 45,24) et le Kenya (102e, 45,15), juste devant la Tunisie, qui occupe la 6e place sur le continent.
Derrière la Tunisie, se trouvent la Namibie (109e au niveau mondial, 44,75), Sao Tomé-et-Principe (110e, 44,72) et la Zambie (111e, 44,59). L’Algérie se classe quant à elle 128e au niveau mondial avec un score de 43,44, tandis que l’Égypte est encore plus loin derrière, à la 133e place avec 43,03 points.
Les pays nordiques dominent au niveau mondial
Au niveau mondial, les pays nordiques dominent le classement 2025. La Finlande arrive en tête de l’indice avec un score de 61,35, grâce à un capital intellectuel solide, une gouvernance efficace et une durabilité environnementale. Elle est suivie par la Suède (60,26), le Danemark (59,69), l’Estonie (59,38) et la Suisse (59,15).
L’indice mondial de compétitivité durable repose sur 239 indicateurs quantitatifs provenant d’organisations internationales reconnues, notamment le PIB par habitant, l’innovation et la productivité, la qualité des institutions, la gestion des ressources naturelles, l’éducation et la santé.
Le primat de la compétitivité durable
La compétitivité durable représente une reconceptualisation fondamentale de la force nationale. La compétitivité durable est la capacité d’une nation à générer et à maintenir une richesse inclusive tout en préservant, et idéalement en renforçant, les fondements naturels, sociaux, intellectuels et institutionnels qui permettent la création de richesse.
Les mesures traditionnelles de la compétitivité ont tendance à se concentrer uniquement sur la production économique.
La compétitivité durable reconnaît que la prospérité d’une nation dépend de l’interaction dynamique entre ses performances économiques, la santé environnementale, la cohésion sociale, la qualité de la gouvernance, la gestion des ressources et la capacité d’innovation.
La compétitivité durable aborde une question cruciale : un pays peut-il maintenir ou améliorer sa prospérité actuelle sans compromettre les systèmes écologiques, sociaux et institutionnels qui rendent cette prospérité possible ? Le GSCI mesure non seulement les performances actuelles, mais aussi la résilience et la capacité d’adaptation nécessaires à la réussite à long terme dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté.
Les défis auxquels les nations sont confrontées aujourd’hui sont fondamentalement interdépendants et s’inscrivent dans le long terme. Les perturbations climatiques, les contraintes en matière de ressources, les changements démographiques, la transformation technologique et la cohésion sociale ne peuvent être résolus par la seule croissance économique : ils nécessitent des stratégies intégrées qui équilibrent simultanément plusieurs objectifs.
Source : africanmanager.com



