Sahara occidental – États-Unis: relance des négociations à Washington, la Mauritanie en observateur
Sahara occidental - États-Unis: Les États-Unis convoquent une nouvelle série de négociations à Washington sur le Sahara occidental. La Mauritanie participe en observateur, fidèle à sa position de neutralité active et au cadre onusien.

Sahara occidental – États-Unis : Washington relance la dynamique diplomatique sous l’œil attentif de Nouakchott
Les États-Unis ont convoqué une nouvelle série de négociations à Washington sur le Sahara occidental, réunissant le Maroc et le Front Polisario, avec l’Algérie et la Mauritanie en qualité d’observateurs. Cette initiative diplomatique, qui s’inscrit dans le sillage des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, relance un processus politique complexe où Nouakchott maintient sa position constante de neutralité active et d’attachement à une solution négociée, juste et durable.
Une nouvelle séquence diplomatique s’ouvre autour du dossier du Sahara occidental. Les États-Unis ont appelé à la tenue d’une nouvelle série de négociations à Washington, réunissant le Maroc et le Front Polisario, en présence de l’Algérie et de la Mauritanie en tant qu’observateurs. Ces consultations, prévues au niveau ministériel et placées sous le sceau de la confidentialité, s’inscrivent dans la continuité de la réunion des 8 et 9 février à Madrid.
Une initiative américaine dans le sillage de l’ONU
Selon des sources proches des discussions citées par l’agence EFE, cette nouvelle rencontre intervient après l’adoption, en octobre dernier, d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies appelant les parties à reprendre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi, en vue d’une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable.
Washington entend ainsi redynamiser un processus enlisé depuis plusieurs années. Les pourparlers de Madrid se seraient conclus sans avancée notable, mais avec l’engagement de maintenir le dialogue dans un nouveau cadre, désormais fixé dans la capitale américaine.
À l’issue de la réunion espagnole, Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et moyen-orientales, avait confirmé la poursuite des consultations, sans en détailler les contours. Il avait alors affirmé que les États-Unis restaient attachés à « une solution juste, durable et mutuellement acceptable » garantissant une paix durable dans la région.
Un conflit aux racines historiques profondes
Depuis le retrait de l’Espagne en 1975, le Maroc contrôle environ 80 % du territoire du Sahara occidental et défend, depuis 2007, un plan d’autonomie présenté aux Nations unies comme base de règlement politique sous souveraineté marocaine.
De leur côté, le Front Polisario et l’Algérie continuent de plaider pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination, permettant au peuple sahraoui de choisir entre l’autonomie et l’indépendance.
Plus d’un demi-siècle après le début du conflit, les positions demeurent contrastées, malgré les efforts successifs des Nations unies et des puissances internationales pour rapprocher les points de vue.
La Mauritanie : une position constante de neutralité active
Dans ce contexte, la Mauritanie participe aux discussions en qualité d’observateur, conformément à son positionnement diplomatique constant.
Nouakchott maintient une posture de neutralité active, fondée sur le respect du droit international, l’attachement aux résolutions des Nations unies et la conviction que seule une solution politique négociée, acceptée par toutes les parties, peut garantir la stabilité régionale.
La diplomatie mauritanienne privilégie le dialogue, la désescalade et la préservation des équilibres régionaux, consciente des implications sécuritaires, économiques et humaines du conflit pour l’ensemble du Maghreb et du Sahel. Cette ligne constante vise à contribuer à un climat propice à la paix, sans s’aligner sur aucune des parties au différend.
Une nouvelle fenêtre diplomatique ?
La relance des discussions à Washington pourrait offrir une opportunité de réactiver le processus politique sous l’égide internationale. Toutefois, les précédents cycles de négociations ont montré combien les divergences de fond restent importantes.
Dans un environnement régional marqué par des tensions géopolitiques persistantes, l’implication américaine traduit la volonté de peser sur un dossier stratégique pour la stabilité nord-africaine. Reste à savoir si cette nouvelle initiative permettra d’amorcer un rapprochement concret entre les parties ou si elle s’ajoutera à la longue liste des tentatives restées sans percée décisive.
Pour la Mauritanie, l’enjeu demeure clair : soutenir toute dynamique susceptible de favoriser une solution pacifique, durable et conforme au cadre onusien, dans l’intérêt de la sécurité collective et du développement régional.
Rapide info avec agences



