Éducation en Mauritanie : une « phase dorée » portée par l’École républicaine
La ministre de l’Éducation affirme que l’enseignement en Mauritanie connaît une phase dorée, marquée par la réforme de l’École républicaine et l’amélioration des résultats aux examens.

Nouakchott – Le secteur de l’éducation en Mauritanie traverse aujourd’hui une « phase dorée », tant au niveau du système éducatif que des résultats aux examens nationaux. C’est ce qu’a affirmé la ministre de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif, Mme Houda Mint Babah, mettant en avant la création de l’« École républicaine » comme pilier central de cette dynamique.
S’exprimant devant le Parlement en réponse à une question orale d’un député, la ministre a souligné que l’École républicaine vise à garantir à chaque enfant mauritanien une égalité réelle des chances, en lui offrant un cadre propice au développement de ses capacités et à son épanouissement personnel, indépendamment de son origine sociale ou géographique.
Selon Mme Mint Babah, cette orientation stratégique s’est traduite par plusieurs réformes structurelles majeures, notamment le doublement des effectifs d’enseignants au cours des dernières années, l’amélioration des programmes et des curricula, ainsi que le renforcement et la modernisation des infrastructures scolaires à travers le pays.
Sur le plan des performances académiques, la ministre a présenté des chiffres qu’elle qualifie de révélateurs d’un progrès significatif. Les taux de réussite aux examens de fin de cycle du collège et du secondaire ont fortement augmenté, tandis que le baccalauréat a enregistré une amélioration notable. Le taux moyen de réussite à cet examen est ainsi passé de 20,36 % sur la période 1986‑2019 à 26,66 % entre 2019 et 2025, soit une hausse de plus de six points.
Toutefois, Mme Mint Babah a reconnu l’existence d’un débat de fond autour du baccalauréat, opposant deux approches distinctes : l’une prône une plus grande souplesse, considérant l’examen comme une simple étape de passage, tandis que l’autre insiste sur la rigueur et la crédibilité du diplôme, afin d’assurer des profils de qualité pour l’enseignement supérieur et la formation professionnelle.
Dans ce contexte, la ministre a plaidé pour une approche équilibrée, estimant que l’enjeu dépasse la seule augmentation des taux de réussite. Il s’agit, selon elle, de consolider la qualité de l’enseignement et de former des générations capables de répondre aux exigences du développement national et aux défis du monde contemporain.
Ce débat intervient alors que la réforme de l’éducation occupe une place centrale dans les politiques publiques mauritaniennes, confirmant le rôle stratégique de l’école comme socle de la cohésion sociale et du développement durable.



