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Ould Diay : Le traitement du passif humanitaire exige un haut degré de réalisme et de justice, loin du déni et des surenchère

Le Premier ministre Mokhtar Ould Diay s’est présenté de nouveau hier samedi 25 janvier devant les députés, non pour s’appesantir cette fois sur le bilan 2025 et les perspectives 2026 de l’action du gouvernement, mais pour répondre aux questions de soutien, de réserve et critiques des parlementaires, le Chef de Gouvernement a exprimé pour circonstance le cher vœu que son Oral soit couronné de succès et permettre de clarifier un certain nombre de dossiers de manière objective ainsi qu’à répondre aux interrogations soulevées.

Diay a abordé pour la circonstance plusieurs sujets relatifs à la vie de nation, dont le passif humanitaire, le dialogue inclusif, l’opposition qui doit être forte, les divergences d’opinions, les erreurs que le Gouvernement peut commettre involontairement…etc.

Au début de la séance plénière consacrée à la discussion du bilan et des perspectives de l’action gouvernementale 2025-2026, le Premier ministre a exprimé ses remerciements au Président de l’Assemblée nationale et aux honorables députés pour les idées qu’ils ont soulevées et les éloges qu’ils ont exprimés. Il a également exprimé sa satisfaction face aux critiques parfois formulées, soulignant qu’elles émanaient de bonnes intentions et mettant en avant son respect pour les opinions de leurs auteurs et sa conviction de la pureté de leurs motivations.

Le Premier ministre a déclaré, en réponse aux questions et interventions des honorables députés, lors de la séance tenue hier samedi sous la présidence de M. Mohamed Bamba Meguet, Président de l’Assemblée nationale, et en présence des membres du gouvernement, que la divergence d’opinions sur certaines questions pouvait résulter d’un manque d’informations correctes ou d’une construction basée sur des données imprécises, exprimant son espoir que cette séance contribue à clarifier un certain nombre de dossiers de manière objective, permettant à tous d’accéder aux faits des questions soulevées.

Il a affirmé que les interventions entendues seraient prises en considération, soulignant que les observations présentées par les 117 députés intervenants avaient été enregistrées par les départements ministériels concernés, chacun en ce qui le concerne.

Le Premier ministre a expliqué qu’il était difficile de répondre directement à ces problèmes et interventions, mais qu’ils seraient traités en passant en revue les axes du programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, soulignant que chaque problème soulevé serait traité dans le cadre de ce programme.

Il a indiqué que l’atmosphère du débat resterait constructive et objective, et que l’objectif principal était la recherche de l’intérêt général, soulignant l’importance de cette rencontre qui rassemble toutes les composantes de la classe politique avec sérieux, sincérité et dynamisme au service de la nation.

Le Premier ministre a déclaré que ce type d’événements est l’une des mesures les plus importantes d’un système démocratique, soulignant que l’un des principaux avantages que Son Excellence le Président de la République a ajoutés à la pratique politique dans le pays est le dépassement des polarisations et des dualités politiques qui ont prévalu pendant longtemps, ce qui a conduit à l’enracinement de la conviction que l’opposant n’est pas un ennemi, mais une personne ayant un point de vue dont l’opinion est respectée.

Il a affirmé que le gouvernement commet des erreurs et réussit, et que reconnaître les problèmes dont souffre le citoyen n’est pas une faiblesse mais une force, expliquant que la situation n’est pas idéale, car Son Excellence le Président de la République a affirmé à plusieurs reprises que le pays a beaucoup de problèmes, mais qu’en même temps, elle n’est pas aussi mauvaise que certains le décrivent, et que le pessimisme excessif ne contribue pas à résoudre les problèmes mais constitue un obstacle à leur traitement.

Il a expliqué que cette philosophie représente la méthodologie de Son Excellence le Président de la République, et c’est le cadre que le gouvernement est tenu d’adopter pour traiter les problèmes, et sur la base duquel la déclaration de politique générale du gouvernement a été présentée, en se concentrant sur des solutions stratégiques à long terme, car les problèmes de développement ne peuvent être résolus du jour au lendemain.

Le Premier ministre a affirmé que le politicien a un rôle central qui consiste à réfléchir et à adopter des positions qui contribuent à trouver des solutions réalisables, soulignant qu’il est tenu d’assumer la responsabilité des intérêts des citoyens, quelles que soient les orientations et les tendances politiques, ce qui exige des sacrifices et de faire preuve de responsabilité, indiquant dans ce contexte que le juge statue sans tenir compte des opinions, mais sur la base de ce qui est établi.

Il a expliqué que ce programme, qui représente le bilan de l’année écoulée et les perspectives de l’année en cours, est un maillon d’un programme intégré qui a débuté il y a six ans, et ne peut être séparé les uns des autres, ni compris en dehors du cadre du programme de Son Excellence le Président de la République, sur la base duquel le peuple mauritanien l’a élu, en raison de sa connaissance de la réalité des Mauritaniens, et compte tenu de l’expérience avec laquelle il a mis en œuvre son premier programme électoral “Mes engagements”.

Le Premier ministre a indiqué que ce programme est divisé en cinq axes, indépendamment du bilan et des ambitions, affirmant que les interventions des honorables députés trouveront leurs réponses à travers ces axes qui seront passés en revue, et soulignant que tout ce qui figure dans ce programme est basé sur des justifications claires.

Il a précisé que ce qui a été présenté au cours de l’année écoulée comprenait de nombreux engagements dont la mise en œuvre comportait un certain degré de risque, mais que les circonstances et les difficultés ont rendu cela nécessaire, expliquant que le risque est parfois nécessaire pour atteindre les nécessités, et indiquant que les engagements pris devant le Parlement ont constitué un stimulant pour les équipes gouvernementales afin de les mettre en œuvre de la meilleure façon possible.

En ce qui concerne la gouvernance, le Premier ministre a souligné que la Mauritanie ne peut être gouvernée qu’avec la participation de toutes les parties politiques, économiques et sociales, affirmant que la méthodologie du gouvernement est basée sur l’implication de tous et la prise en compte de l’intérêt général, et que cette orientation représente l’essence de l’axe de la gouvernance dans la vision de Son Excellence le Président de la République. Il a expliqué que l’axe de la gouvernance comprend quatre axes principaux, dont le premier est l’axe de la gouvernance politique, qui vise à communiquer avec les différentes parties afin de renforcer la démocratie. Parmi ses mécanismes figurent le dialogue et les rencontres avec l’institution de l’opposition, en plus des rencontres du Président de la République avec l’ensemble du spectre politique, soulignant que cette démarche a donné des résultats tangibles sur le terrain, malgré la multiplicité et la divergence des points de vue au sein du spectre politique.

Dans le même contexte, il a souligné la nécessité d’une opposition forte, précisant que le chemin est encore long et que les alternatives disponibles ne sont pas nombreuses.

Il a abordé le dialogue politique, soulignant qu’il vise à impliquer tout le monde sans exclusion, et que ses différentes étapes, y compris la feuille de route, cherchent à parvenir à un véritable consensus national, affirmant à cet égard que Son Excellence le Président de la République ne souhaite qu’un dialogue authentique dont les résultats sont acceptés par tous dans l’intérêt du pays.

Concernant la question de l’héritage humanitaire, Son Excellence le Premier Ministre a déclaré que ce sujet devrait s’inspirer d’autres expériences, soulignant que son traitement exige un haut degré de réalisme et de justice, loin du déni et des surenchères politiques.

Source: Senalioune

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