Finale Coupe d’Afrique des Nations 2025
Sénégal 1 – Maroc 0
But : Pape Gueye (94e)
La nuit africaine n’a pas encore fini de vibrer que le verdict est tombé, cruel et sublime à la fois. Au terme d’une finale étouffante, disputée comme un bras de fer tactique, le Sénégal s’impose face au Maroc (1-0) grâce à un but de Pape Gueye à la 94e minute, surgissant des profondeurs du temps additionnel pour écrire l’instant décisif.
Une finale verrouillée, un combat de nerfs
Dès le coup d’envoi, la tension est palpable. Le Maroc pose le pied sur le ballon, tente de dicter le tempo, tandis que le Sénégal répond par l’impact, la densité et la rigueur. Les lignes se resserrent, les espaces se ferment. Chaque duel est une bataille, chaque mètre gagné se paie cher.
Les Lions de l’Atlas cherchent la faille par la circulation et la patience. Les Lions de la Teranga, eux, attendent l’erreur, prêts à jaillir en transition. Les occasions sont rares, le danger diffus, et les gardiens veillent, concentrés, presque solennels.
Le temps s’étire… puis explose
Les minutes défilent, le tableau d’affichage reste figé. 0-0. Une finale qui semble promise aux prolongations, peut-être aux tirs au but. Les bancs s’agitent, les supporters retiennent leur souffle, l’Afrique entière regarde l’horloge.
Et puis, la 94e minute.
Sur une action anodine devenue légende, le Sénégal pousse une dernière fois. Le ballon circule, résiste, revient. Pape Gueye surgit, frappe, libère. Le filet tremble. Le stade explose. Le banc sénégalais se vide. Le Maroc s’effondre, incrédule.
Pape Gueye, l’homme de l’instant
Il n’a fallu qu’un éclair pour faire basculer l’histoire. Pape Gueye, discret artisan du milieu, devient héros national. Son but n’est pas seulement une frappe gagnante : c’est la récompense d’une discipline collective, d’une patience assumée, d’une foi intacte jusqu’à la dernière seconde.
Le Sénégal au sommet, le Maroc digne et meurtri
Au coup de sifflet final, le Sénégal célèbre une victoire arrachée au courage et à la persévérance. Le Maroc, lui, quitte la pelouse la tête haute, vaincu mais pas dominé, victime de la cruauté du football, ce sport où une seconde peut effacer quatre-vingt-dix minutes d’efforts.
Une finale à l’image de la CAN
Intense, tactique, imprévisible. Cette finale de la CAN 2025 rappelle pourquoi le football africain fascine : parce qu’il ne promet rien, sinon l’émotion brute. Ce soir, elle a choisi son camp. Le Sénégal est champion.



